Incendie à la Frank Adams Compound School of Kibogora

La Frank Adams Compound School of Kibogora est située dans le district de Nyamasheke, province de l’Ouest, près du lac Kivu. C’est une école de l’Église Méthodiste Libre du Rwanda. Récemment, des incendies graves et répétés se sont déclarés dans certains des bâtiments où vivent les étudiantes. Dans ce contexte, le Conseil Protestante du Rwanda (CPR), représenté par le personnel du Bureau National de l’Éducation Protestante (BNEP), a visité l’école le 13 mars 2019 pour faire le point sur la situation actuelle : selon le directeur de l’école, qui a reçu le pasteur Pierre Claver Bisanze, membre du service éducatif du CPR dans son bureau, l’incendie a connu quatre phases dans cette école. Celles-ci ont eu lieu le 20 janvier 2019 (incendie dans la première partie du dortoir des filles), le 23 janvier 2019 (incendie dans tout le bloc du dortoir), le 10 février 2019 (incendie dans le bâtiment servant de salle de prière) et le 6 mars 2019 (incendie dans une petite pièce annexe au bâtiment existant de l’école). Tous les incendies étaient si graves que les biens des élèves à l’intérieur des bâtiments incendiés n’ont pas pu être sauvés.

Les responsables, qui sont venus à l’enquête technique sur l’incendie, ont constaté qu’un problème d’électricité ne pouvait en être la cause. Avant même les incendies, la direction de l’école avait découvert des signes d’une idéologie de scission sous la forme d’un enduit à l’intérieur des murs des toilettes.

L’envoyé du BNEP/CPR a tenu une réunion avec les étudiants et les enseignants pour les encourager à regarder positivement vers l’avenir malgré les revers subis au cours de cette douloureuse expérience d’actions idéologiques et d’incendies répétés, qui ont endommagé les biens des étudiantes et les bâtiments scolaires. Il leur a dit que le CPR prierait pour eux et interviendrait auprès des différentes autorités de l’école.

La situation est très critique et alarmante. Bien que les résultats de l’enquête semblent confirmer qu’il s’agit d’un élève qui a commis ces actes odieux, les conditions misérables dans lesquelles les filles vivent et dorment actuellement ne peuvent être ignorées.  Comme les techniciens du district où se trouve l’école ont déjà déclaré que l’école a besoin d’être complètement reconstruite, le CPR a décidé de continuer à prier pour eux et de faire appel aux différents centres d’intervention. Toutes les mesures possibles pour améliorer l’absence de protection adéquate des filles, des matelas, des vêtements, des sacs, des couvertures, des draps et autres articles essentiels doivent être envisagées.

Un rapport du pasteur Samuel Mutabazi, directeur de l’Office national de l’éducation protestante (BNEP) au Rwanda et membre du Conseil du GPENréformation